L'Art de la Régénération - Séjour Régénération - Du 9 au 11 janvier 2026

5 Stars Event — Conference & Photo Shoot

Asma Niang — 5 Stars Event Conference

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Quand la lumière te trouve

France. 1er octobre 2025. Un studio photo baigné de lumière chaude. Un micro sur scène. Et entre les deux, cette journée singulière où l’on me demande d’être à la fois oratrice et sujet — de parler de performance et de résilience, puis de me laisser photographier. Le 5 Stars Event, un rendez-vous qui m’a bousculée de la plus belle des manières.

La conférence — Performance et résilience

Sur scène, j’ai parlé de ce lien indissociable entre la performance et la capacité à encaisser les coups. Pas les coups physiques du judo — ceux-là, je sais les prendre. Les coups invisibles. Les échecs, les doutes, les nuits blanches, les moments où le corps dit oui mais où l’esprit vacille.

La performance de haut niveau, on la montre sous son meilleur angle : les podiums, les médailles, les célébrations. On montre rarement l’envers : les matins où tu ne veux pas te lever, les blessures qui reviennent, les sélections ratées, les sacrifices que personne ne voit. La résilience, ce n’est pas l’absence de douleur — c’est la capacité à transformer la douleur en carburant.

J’ai partagé des outils concrets tirés de mon expérience d’athlète et de mon travail de psychopraticienne. La respiration comme ancre. La visualisation comme préparation. Le corps comme boussole. Ces techniques ne sont pas réservées aux sportifs — elles sont pour quiconque traverse une épreuve et cherche à en sortir plus fort, pas plus dur.

Le photo shoot — se laisser voir

Et puis il y a eu la séance photo. Ce moment étrange où l’on passe de celle qui parle à celle qui se tait. Où l’on doit simplement être là, devant l’objectif, sans mots pour se protéger.

Pour une judoka habituée à l’action, c’est un exercice d’une difficulté inattendue. Sur le tatami, le corps est un outil de combat. Devant un photographe, il devient un espace d’expression. Il faut accepter d’être vue — pas pour ce qu’on fait, mais pour ce qu’on est.

J’ai trouvé dans cet exercice quelque chose de profondément lié à mon travail sur le kintsugi : se laisser photographier, c’est accepter de montrer ses lignes — toutes ses lignes. Celles de la force et celles de la fragilité. Les deux racontent la même histoire.

Il y a un courage particulier à se tenir immobile sous la lumière. Un courage différent de celui du combat — celui de ne plus rien cacher.

Ce que cette journée m’a donné

Le 5 Stars Event a réuni deux dimensions de mon travail qui, d’habitude, restent séparées : la transmission orale et la présence physique. Parler de résilience, puis l’incarner devant un objectif. Théoriser la puissance du corps, puis le laisser exister sans discours.

J’en suis repartie avec une conviction renforcée : la cohérence entre ce que l’on dit et ce que l’on est, c’est le socle de toute crédibilité. On ne peut pas parler d’authenticité en se cachant. On ne peut pas prêcher la vulnérabilité en gardant son armure.

Ce jour-là, j’ai enlevé l’armure. Et ce qui est resté — sous la lumière, devant les regards — c’était suffisant.